Le liseur du 6h27: humour et amour des mots

1DSC_0006okUn titre évocateur et qui titille notre curiosité. Ce premier roman est un triomphe pour son auteur, Jean-Paul Didierlaurent. Cette belle aventure commence avec du bouche à oreille qui fonctionne tellement bien que le livre parait largement avant la date fixée au 13 mai 2014. En plus de se vendre comme des petits pains, le roman se vend dans 25 pays. La cerise sur le gâteau.

Mais alors de quoi parle l’histoire ?

Ça n’a rien d’extraordinaire. Un homme, Guylain Vignolles prend le RER tous les matins à 6h27 pour se rendre au travail. Lors de son passage dans les sous-terrains parisiens, ce dernier lit aux passagers des feuillets. Des passages de livres via des pages sauvées d’une mort certaine. Il leur donne une seconde vie en les récupérant au cœur d’une broyeuse de livres qu’il est obligé de mettre en route. Oui Guylain est-ce que l‘on appelle dans le jargon, un pilonneur.

Dans ce roman, on suit donc la vie monotone du héro qui nous permet de « rencontrer » des personnages hauts en couleur. Son train train quotidien est bousculé lorsqu’un jour, dans le RER, à 6h27, il trouve une clé USB.

Qu’est-ce qu’on aime dans ce roman ?

La finesse avec laquelle l’auteur raconte l’histoire. Bien qu‘elle soit quelque peu banale, on relève la façon dont Jean-Paul Didierlaurent utilise la langue française. À cette subtilité de vocabulaire utilisé s’ajoute l’humour. Ce roman n’a rien de pompeux, bien au contraire.

On se reconnaît dans les personnages, dans leur façon de vivre, mais c’est justement la justesse des mots et le ton donné qui rend l‘ouvrage intéressant. On sourit, on rigole, on stresse même un peu (En tout cas pour les amoureux des livres).

On vit dans un monde parfois tellement morose, qu’on aimerait assister à ce genre de choses, vraiment. L’humour, c’est important !

Pour son premier ouvrage l’auteur à fait cours. Il plaît donc autant aux grands consommateurs de livres qu’à ceux qui lisent une fois de temps en temps.

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Extrait du roman « le Liseur du 6h27 »

Un seul point négatif.

La fin. On n’a pas envie que l’histoire s’arrête et pourtant Triste réalité pour de nombreux bons ouvrages. On est plongé dans l‘histoire et il est déjà temps de refermer son bouquin.

Au final, on se demande si c’est une fin ou si au contraire l‘auteur a laissé porte ouverte à notre imagination. Continuez l’histoire par vous-même et regardez quelle forme elle prend.

Après tout, la lecture sert à ça aussi. Imaginer. 

Crédit photo: Aurore Duplessis

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2 réflexions sur “Le liseur du 6h27: humour et amour des mots

  1. Du coup j’ai lu pas mal de tes articles et à chaque fois ça donne tellement envie de lire les livres que tu présentes! Je me suis abonnée à ton blog et a ton Twitter aussi 😉

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