Alice au pays des merveilles illustré par Benjamin Lacombe


A l’occasion des 150 ans de l’incontournable de Lewis Caroll, Alice au Pays des merveilles, Benjamin Lacombe prête son coup de crayon pour un livre au rendu féerique pour le plus grand bonheur des grands qui rêvent encore. 

La couverture laisse la porte ouverte aux voyages et à l’imaginaire. Ce même imaginaire qu’a utilisé Lewis Caroll pour faire voyager sa petite Alice. 

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Mais savez-vous qui est vraiment Alice? 

DSC_0018okNon ce n’est pas cette charmante tête blonde, enfant parfaite que l’on connait. C’est en réalité une petite brunette, la coupe au bol et aux allures un peu garçonne nommée Alice Lidell. Si l’auteur britannique c’est inspiré d’elle et de la relation qu’ils entretenaient pour écrire ce roman intitulé dans un premier temps « les aventures d’Alice sous terre »,  les illustrations originales de John Tenniel s’inspiraient d’une certaine Beatrice Henley. La fameuse petite blonde aux allures bien plus conventionnelles.

Je n’en dirai pas plus. Benjamin reprend les origines du roman dans sa préface, ainsi que les annexes en toute fin de l’ouvrage, où l’on peu retrouver des lettres de Lewis Caroll à ses amies-enfants. 

Revenons au sujet qui nous amène ici, les illustrations. 

Benjamin Lacombe a réussi le pari audacieux de sublimer le conte. Le défi était de taille. Comment rendre à Alice ce qui est à Alice? Mêler le féerique, la beauté et l’étrange dans des illustrations parfois en pleine page, parfois dans un coin, dessinée là discrètement tout en subtilité. Les premières, en couleur, sont des peintures alors que les secondes sont dessinées à l’encre de chine, en noir et rouge, ce sont des cabochons. Quelque soit la place qu’elles tiennent, elles servent avec brio la narration et viennent nous emporter aussi profondément sous terre que la jeune Alice. 

Elles donnent de la puissance au récit et font ressortir des émotions plus contrastées que celles qu’il est possible d’éprouver lors de la lecture de la version originale. 

L’illustrateur retranscrit toute l’ambivalence du conte, chose dont on peut se rendre compte uniquement avec l’âge, bien loin de l’innocence de l’enfance, et la relecture. 

Le point positif de cette version illustrée est qu’elle conviendra autant aux petits qu’aux grands. Les plus jeunes découvriront un tout autre univers d’Alice au pays des merveilles tandis que les plus avancés dans la vie pourront s’amuser à chercher et comprendre les différentes références glissées dans les illustrations comme les clins d’œil au peintre Balthus lorsque que Benjamin Lacombe dessine Alice boudeuse ou alanguies. 

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Certains iront même jusqu’à dire que l’illustrateur glisse une référence à Margaret Keane, auteur et peintre des « Big eyes », ces peintures de personnes aux yeux démesurés. Mais j’en doute fortement. Les personnages que peint Lacombe dans le conte reste fidèles à son coup de crayon sûr de lui et au courbes arrondies qui interpellent par leur côté à la fois doux et inquiétant. 

Quoi qu’il en soit, qu’Alice au pays des merveilles fasse partie ou non de vos références littéraires, cet ouvrage des éditions Métamorphose, risque bien de devenir un incontournable, voire un intemporel de votre bibliothèque. 

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Crédit photo: Aurore DUPLESSIS

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